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Vue d'ensemble de la bâtisse ancienne de Venerque depuis le jardin, corps en R+2 à pignon de brique et aile en R+1 avec baie cintrée en chêne
Rénovation Maîtrise d'œuvre complète

Venerque · Livraison 2026

Rénovation lourde d'une maison de 1680 à Venerque

Rénovation lourde de l'aile droite d'une bâtisse du XVIIe siècle à Venerque, divisée en deux entités autonomes. 158,25 m² repris sur deux niveaux, réseaux indépendants, isolation par l'extérieur perspirante et menuiseries chêne double vitrage, tomettes et parquets anciens conservés.

Surface · 158,25 m² Durée · 7 mois Année · 2026 79 photos · Voir la galerie

Comparaison

Chantier et après travaux

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État après travaux : Rénovation lourde d'une maison de 1680 à Venerque
État avant travaux : Rénovation lourde d'une maison de 1680 à Venerque
Chantier Après travaux

Le projet

Au cœur de Venerque, cette bâtisse du XVIIe siècle présente une volumétrie composite : une moitié en R+2 avec combles, l'autre en R+1 avec combles. Cette dissymétrie héritée se prêtait à une division, et c'est le parti qui a été retenu avec les propriétaires : faire de l'ensemble deux entités techniquement autonomes, chacune dotée de ses propres réseaux.

L'opération se mène en deux campagnes. Celle décrite ici porte sur l'aile droite, la partie en R+1 avec combles, soit 97,57 m² au rez-de-chaussée et 60,68 m² à l'étage. La seconde interviendra sur l'autre partie, dans la continuité des mêmes principes techniques et patrimoniaux.

Le programme tenait sur quatre exigences : autonomie technique complète, gain de performance thermique sur des murs anciens, redistribution des circulations intérieures et remise à niveau des finitions sans effacer le caractère du bâti. Briques foraines, tomettes en terre cuite, parquets chêne et menuiseries bois font partie de ce qui donne sa valeur à cette maison. Il n'était pas question de les sacrifier au confort.

Le défi

Trois contraintes se superposaient sur ce chantier.

La première tenait à la séparation elle-même. L'électricité, l'eau et les évacuations desservaient l'ensemble depuis une installation unique. Créer deux entités réellement indépendantes supposait de reprendre ces réseaux à la source, de condamner les passages existants entre les deux futures parties, et de traiter ces fermetures à la fois en coupe-feu et en acoustique. Une paroi qui sépare deux entités n'a pas les mêmes exigences qu'une simple cloison de distribution.

La deuxième était thermique, et c'est la plus délicate sur du bâti ancien. Isoler des murs de 1680 sans les asphyxier : un complexe étanche à la vapeur d'eau piège l'humidité dans la maçonnerie et finit par la dégrader. Le gain de performance devait donc se faire avec un système qui laisse respirer la paroi.

La troisième était patrimoniale. Percer de nouvelles baies intérieures, refaire les pièces d'eau et reprendre l'intégralité des sols suppose des travaux lourds. Il fallait les mener sans perdre les tomettes, les parquets chêne, les briques foraines et les encadrements qui font le caractère de cette maison.

La solution technique

Réseaux et séparation. Nous avons créé pour cette partie des installations entièrement indépendantes en électricité, en eau froide et chaude et en évacuations, avec mise en conformité des tableaux, équilibrage des lignes et protection par dispositifs différentiels. Les anciens passages entre les deux entités ont été condamnés par des complexes maçonnés doublés d'isolants acoustiques haute densité, avec calfeutrement des joints périphériques pour tenir à la fois le coupe-feu et l'affaiblissement acoustique.

Enveloppe et perspirance. L'isolation thermique par l'extérieur porte sur la façade qui reçoit la nouvelle baie cintrée en chêne, finie par un enduit à base de résines organiques enrichies en siloxane. Cette finition est perméable à la vapeur d'eau tout en résistant aux agressions mécaniques : la paroi ancienne continue d'évacuer son humidité au lieu de la retenir derrière l'isolant. Les points singuliers ont été traités un par un, soubassements, appuis et rives de toiture.

Menuiseries. L'ensemble des menuiseries extérieures a été déposé et remplacé par des ouvrages sur mesure en chêne, à profils quart-de-rond et double vitrage performant. Les encadrements en brique ont été restaurés dans le même mouvement.

Redistribution intérieure. De nouvelles baies intérieures ont été percées pour dégager une circulation cohérente au rez-de-chaussée. Nous y avons créé un WC indépendant et réagencé intégralement la salle d'eau, réseaux, ventilation et revêtements compris. La cuisine a été reprise en cuisine intégrée neuve, avec alimentation et évacuation dédiées, éclairage de plan de travail et électrification spécifique.

La mission assurée

Nous avons assuré la maîtrise d'œuvre complète sur cette première campagne : relevé de l'existant, dessin du réaménagement, conseil technique sur les choix constructifs, chiffrage et devis, puis suivi des travaux jusqu'à la réception.

Sur un bâti de cette ancienneté, l'essentiel de la mission tient aux arbitrages. Conserver ou remplacer, c'est la question qui revient à chaque poste : les tomettes du rez-de-chaussée ont été nettoyées, réparées et vitrifiées plutôt que déposées, les parquets chêne de l'étage repris lame par lame, les encadrements de brique restaurés. C'est là que le rôle d'économiste de la construction prend tout son sens, en mettant un coût sur chaque option pour que les propriétaires tranchent en connaissance de cause.

Le découpage en deux campagnes a été arrêté dès la conception, la seconde portant sur l'autre partie de la bâtisse.

Le résultat livré

Réceptionnée en juillet 2026, l'aile droite forme un logement complet et autonome de 158,25 m² sur deux niveaux, avec ses propres réseaux et ses propres pièces d'eau.

Au rez-de-chaussée, les sols ont été remis à niveau par ragréage général. Le séjour et le dégagement reçoivent un sol vinyle posé sur sous-couche acoustique, tandis que les tomettes anciennes ont été nettoyées, réparées ponctuellement et vitrifiées. Les papiers peints ont été déposés, les supports repris à l'enduit et ratissés, puis l'ensemble des murs, plafonds et boiseries mis en peinture sur un nuancier accordé aux teintes du bâti. Portes, huisseries et plinthes ont été reprises et remises en teinte.

À l'étage, les parquets chêne ont été repris dans leurs assemblages, poncés et vitrifiés en finition satinée. L'escalier a été décapé, ses nez de marches repris et le carrelage des marches neuves refait, avec une finition vernie antidérapante sur les pièces bois.

Côté usage, les déperditions énergétiques et le bruit entre les deux entités sont réduits, la ventilation des pièces humides est maîtrisée et les matériaux mis en œuvre sont classés A+ en émissions. L'ensemble demande peu d'entretien, ce qui faisait partie des objectifs du programme.

Données clés du projet

Surface habitable rez-de-chaussée
97,57 m²
Surface habitable étage
60,68 m²
Surface totale reprise
158,25 m²
Époque du bâti
vers 1680
Réseaux
électricité, eau et évacuations indépendants
Enveloppe
ITE à enduit siloxané perspirant
Menuiseries
chêne sur mesure, double vitrage, profils quart-de-rond
Créé au rez-de-chaussée
WC indépendant, salle d'eau réagencée
Cuisine
intégrée neuve
Patrimoine conservé
tomettes, briques foraines, parquets chêne
Émissions des matériaux
classés A+
Durée du chantier
7 mois
Réception
juillet 2026
Phasage
première des deux campagnes
Commune
Venerque (Haute-Garonne)
Mission
maîtrise d'œuvre complète

Galerie

Le chantier en images

79 photos du chantier, des premières phases aux finitions. Cliquez sur une image pour l'agrandir.

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